05 janvier 2009
"HELLBOY II" de Guillermo Del Toro, "TROPIC THUNDER" de Ben Stiller

De
Guillermo Del Toro (2007)
Alors
là, on tient sans doute un sacré petit fantasme de geek en ce deuxième volet
des aventures du héro aux cornes coupées. Non pas que le comics de Mike Mignola
soit particulièrement cher à mon cœur, loin s’en faut, mais cette seconde
adaptation de Del Toro réussit à s’affranchir suffisamment de l’ambiance de son
modèle, en y injectant notamment bien plus d’humour, pour faire passer le tout
à un niveau bien supérieur en terme de plaisir procuré. La musique de Danny
Elfman n’y est sans doute pas pour rien, puisqu’elle remplace et surclasse
« fingers in the noise » celle, assez insipide, de Marco Beltrami
pour le premier film.
Comparable
à BLADE II dans sa foisonnante extravagance visuelle, le film enchaine les
trouvailles de génie (Le monde souterrain des elfes, la bestiole végétale) sans
jamais oublier ses personnages, Hellboy bien sûr, plus profond et sensible qu’à
l’accoutumée, et surtout, surtout, le badass ultime en la personne du frère
Elfe qui arrive à surpasser le Nomack de Blade II et ça, messieurs dames, ce
n’est pas peu dire.
Vous le comprendrez, j’ai pris un sacré panard à la vision de ce film qui sans jamais être révolutionnaire a été conçu avec une passion et un plaisir extrêmement communicatif. Pas un insert qui ne porte la marque de son mexicain de réalisateur qui, hormis avec son ultra célébré mais totalement prévisible Labyrinte de Pan, ne m’aura jamais déçu. La grande classe ! Cojonudo ! 7/8

De
Ben Stilller (2007)
Ben
Stiller était déjà un sacré acteur comique. Il faudra désormais avec lui en
tant que réalisateur. Non pas que TROPIC THUNDER soit un excellent film. C’est
une bonne comédie plutôt ambitieuse en termes de scénario et de moyens avec une
première partie nettement supérieure à sa seconde, qui vous décrochera la mâchoire
en bien plus d’occasions que la moyenne des comédies actuelles, ce qui en soit
est déjà remarquable.
Ce
qui saute plutôt aux yeux, c’est la cohérence de l’ensemble, de la direction
d’acteurs (Robert Downey Jr est exceptionnel, même Mathew Mc Connaghey est
bon !) au découpage, certains plans, de guerre notamment, sont franchement
à couper le souffle.
Voilà
le film idéal à se lancer si ce début d’année vous semble plutôt morose, qui
mettra une pincée de SIMPLE JACK et de Panda dans votre cœur pour longtemps. 5/8
27 décembre 2008
BACK ! "L'iNCROYABLE HULK" de Louis LETTERIER et "MIRRORS" d'Alexandre Aja

De Louis Letterier (2007)
De cette adaptation par Leterrier de l’univers de mon héro MARVEL préféré, je n’attendais rien. Surtout pas après le débilitant IRON MAN livré par John Favreau. Et bien la surprise n’en est que meilleure car même très formaté, le film n’en demeure pas moins excessivement agréable à suivre avec son lot d’émotions, de séquences spectaculaires et ce petit « je ne sais quoi » qui le place dans le second wagon des bonnes adaptations de comics aux côtés des BLADE et autre HELLBOY. Grâce en soit rendu à Ed Norton, impliqué de l’écriture du scénar jusqu’à la production, qui porte le film sur ses épaules et nous donne envie, fait rare, que la créature disparaisse après avoir tout cassé pour retrouver sa version fragile à l’écran. A mille lieux du film ecolo-philo-soporifique d’Ang Lee, le film ne se prend jamais pour ce qu’il n’est pas et rempli parfaitement son contrat, sans prétention. T’es bien loin d’un Nolan, Louis, mais ta copie force la sympathie. 5.5/8

D'Alexandre AJA (2007)
Bon, on en fera pas trois pages :
qu’Alexandre Aja nous fasse plaisir et rentre fissa à la maison faire bouger
les choses parce que ce n’est pas la peine de faire le mariol aux states si c’est
pour nous pondre une bouse pareille ! Remake d’un mauvais film coréen, le
scénario s’avère presque plus consternant que son modèle et enchaine les
situations plus ridicules les unes que les autres sans que jamais son
réalisateur, pourtant peu avare d’effets à la mode en tout genre, ne parvienne à y
insuffler la moindre once de terreur. HAUTE TENSION et
03 octobre 2008
IG NOBEL - La Grande Classe
Chaque année, L'IG Nobel (Ignobles Nobel...) décerne les prix aux résultats scientifiques les plus improbables.
Il est toujours intéressant de savoir ce qui se cache sous la blouse blanche.
Source : le nouvel obs.
IG Nobel de la paix : Le Comité fédéral d’éthique
Suisse sur les biotechnologies non-humaine pour avoir fait adopter une
loi sur la dignité des plantes. peut-être regarderez-vous différemment
votre poireau la prochaine fois que vous lui couperez la chique.
IG Nobel de biologie : Marie-Christine Cadiergues,
Christel Joubert et Michel Franc pour avoir découvert que les puces qui
vivent sur un chien sautent plus haut que les puces qui vivent sur un
chat. On aimerait savoir le temps que ça leur a pris pour découvrir
cette fascinante différence.
IG Nobel de médecine : Dan Ariely pour avoir démontré
que les faux médicaments coûteux sont plus efficaces que les faux
médicaments moins chers. l'effet Placebo diront certains. d'après
certaines sources fiables, Dan s'attaque l'année prochaine à
l'efficacité de la bière suivant le coût. Il nous tarde.
IG Nobel d’archéologie : Astolfo Gomes de Araujo Mello
et Jose Carlos Marcelino pour leurs recherches sur les ravages causés
par les tatous sur les sites archéologiques Sud-Américains. C'est sur
que le tatou, ça fait chier l'archéologue. Indiana déteste les tatous,
c'est bien connu, mais il fallait l'expérimenter et ce fut fait. Un
grand merci.
IG Nobel de nutrition : Massimiliano Zampini et
Charles Spence pour démontrer que la nourriture a meilleur goût quand
elle sonne mieux. D'ailleurs, manger une bonne cloche, il n'y a rien de
tel. Avant d'ingurgiter une salade verte, faites-la chanter, pour voir.
IG Nobel de chimie : Sheree Umpierre, Joseph Hill et
Deborah Anderson pour avoir découvert que le Coca-Cola est un
spermicide, et Hong CY, CC Shieh, P. Wu et Chiang BN pour avoir prouvé
qu'il ne l'est pas. On touche ici au cœur de l'interrogation
scientifique. Par contre, il faut penser à se mettre du coca sur la
bite, pardonnez-moi l'expression. Et qu'en est-il du Pepsi ? L'année
prochaine.
IG Nobel de neurosciences : Toshiyuki Nakagaki,
Hiroyasu Yamada, Ryo Kobayashi, Atsushi Tero, Akio Ishiguro et Agota
Toth pour avoir découvert que les amibes peuvent sortir d’un
labyrinthe. C'est ce qui a manqué au minotaure, son côté amibe n'était
pas assez assumé, je l'ai toujours dit.
IG Nobel de physique : Dorian Raymer et Douglas Smith
pour avoir prouvé que les cheveux s’emmêlaient inévitablement dans les
dents du peigne. Il était temps, c'est le genre de truc qui me
pourrissait la vie quand j'en avais encore, des cheveux.
31 août 2008
"AFFRONTEMENT AVEC LA BÊTE" EPISODE 2
On continue le cycle du mois, the BEAST sous toutes ses formes, avec plusieurs autres
galettes toutes sorties des rayons magiques de JM VIDEO.

de Jérome BOIVIN
(1989)
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de John Carpenter
(1995)
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de Johnny To (2007)
Dans les affaires d’héritage, d’élection et de Testament, la bête se réveille souvent chez les gens les plus doux en apparence (votre serviteur en sait quelque chose). Alors dans les triades chinoises, je vous laisse à peine imaginer. Johnny To nous narre donc le destin de l’une de ces confréries au moment du passage de témoin, doublé d’une quête d’un mystérieux sceptre dragon conférant au détenant la légitimité sur le clan (quand je pense à mon scénar les mecs…). En résultent deux films plutôt classes, bien joués mais assez répétitif contenant un catalogue plutôt fournis de tortures en tout genre (spéciale dédicace aux gamelles des chiens) et de séquences d’action bien emballés. Sympa mais vite oublié. On parlait de quoi déjà ? 5.5/8
28 août 2008
CYCLE DU MOIS : "AFFRONTEMENT AVEC LA BETE"

Alors cette semaine dans ce temple, on affronte des
monstres visibles et invisibles, on fait face à sa bête à intérieure où on la
laisse carrément éclater au grand jour pour mettre sur la tronche de skinheads.
Bref, on cause de galettes avec des tripes dedans. Âmes sensibles s’abstenir.

de M Night Shyamalan
(2007) (DIVX)
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de James Wan (2007)
(DVD)
Mon coup de cœur du mois. Souvent grossier dans son propos, l’intro de 20 minutes notamment est à pleurer tant elle suinte le préfabriqué, le film parvient cependant à faire mouche dans ses séquences d’émotions et d’action vengeresse, essentiellement grâce au talent de James Wan qui nous éclate littéralement à la gueule. Hanté par un Kevin Bacon toujours parfait, plongeant lentement mais surement dans l’enfer d’une guerre sans fin, DEATH SENTENCE fait l’effet d’un bon coup de poing sur le nez. Piquant, vous sortant limite quelques larmes par instant pour mieux vous emplir d’une rage similaire à celle de son perso principal, le film est juste une tuerie d’efficacité à l’inventivité visuelle bluffante, une série B couillue comme on en voudrait tous les mois. 7/8
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de Neil Jordan
(2007) (DVD)
Vu à la suite de DEATH SENTENCE, le film à du mal à tenir la comparaison tant il se prend davantage au sérieux, Jodie Foster oblige (c’est gratuit mais force est de constater que la simple présence de l’actrice tend à rendre « honorable » chaque film qu’elle défend). On passe donc sur le scénar, classique mais plutôt bien mené malgré un message final des plus limites, on oublie les apparitions en fondu enchaîné sur de la world music du fiancé décédé jouant de la guitare sur le bord du lit (C’est dommage, pour une fois qu’un arabe jouait le rôle de l’amoureux de l’actrice principale, on le fait massacrer par trois voyous portoricains et noirs) retiendra les séquences de mise à mort, bien cadrés par un Neil Jordan plutôt mollasson sur le reste, et surtout la prestation d’un Terence Howard absolument brillantissime. 4/8
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de Stephen Hopkins
(1997) (DVD)
Un film d’aventure à l’ancienne basé sur l’histoire de deux lions mangeurs d’hommes ayant dévoré une centaine d’ouvriers affectés à la construction d’un pont dans l’Afrique profonde nommé Tzavo (littéralement le « lieu du massacre »). Filmé sincèrement mais sans génie par un bon artisan du cinéma U.S, le film comporte cependant son lot de séquences mémorables, les attaques des félins notamment, susceptible, de vous faire mettre votre chat dans la pièce d’à côté durant le visionnage du dvd. Avec un Michael Douglas cabotinant comme jamais dans son rôle de vieux chasseur revenu de tout, un Val Kilmer musculeux à l’époque où il pouvait encore jouer les jeunes premiers, le film fera honneur à votre lecteur un froid dimanche d’hiver, malgré une musique de Goldsmith qui frôle le foutage de gueules (ça arrive même aux plus grands) avec ses cris d’enfants africains mixés et balancés toutes les 3 secondes (c’est proprement insupportable !). 5.5/8
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de Andrew Traucki (2007)
(DVD)
Les petites productions jouent souvent sur la peur du hors
champ pour masquer leur manque de billets verts. Alors quand y a plutôt des
roubles dans la caisse ça donne BLACK WATER (dérivé d’OPEN WATER et DERIVE
MORTELLE), où comment faire un film avec un croco en plastique, 4 acteurs, une
barque, un arbre et un Amstrad CPC 464 pour les quelques inserts où la bestiole
claquent des dents (les stocks shots étaient certainement hors de prix). Plutôt
chiant malgré ses bonnes intentions, le film s’appréciera nettement plus si
vous n’avez vu que 6 métrages dans l’ensemble de votre carrière de cinéphile. Vivement
SOLITAIRE ! 3/8



